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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 06:54

 

Le cimetière du Père Lachaise

est le plus grand cimetière parisien de Paris intra muros et l'un des plus célèbres dans le monde.

Situé dans le XXe arrondissement de la ville, de nombreuses personnes célèbres y sont enterrées.
C'est à Brongniart (1739-1813), l'architecte de la Bourse, que Nicolas Frochot, préfet de la Seine sous l'Empire, confie les plans de la future nécropole qui deviendra le cimetière du Père-Lachaise. A partir du jardin à la française des jésuites, celui-ci conçoit un nouveau type de cimetière mêlant étroitement parc à l'anglaise et lieu de recueillement.

Théodore Géricault, cimetière du Père Lachaise

 

Théodore Géricault

né le 26 septembre 1791 à Rouen et mort le 26 janvier 1824 à Paris,

est un peintre, sculpteur, dessinateur et lithographe français.

Incarnation de l’artiste romantique, sa vie courte et tourmentée a donné naissance à de nombreux mythes.

Théodore Géricault provient d'un milieu aisé, qui lui permet d'approfondir son art en compagnie des plus grands (Vernet, Guérin). Il présente sa première toile, Officier de chasseurs à cheval chargeant, en 1812. Il impressionne déjà par les tons vifs utilisés et par le traitement du mouvement. Deux ans plus tard, il expose le Cuirassier blessé puis quitte la France pour un séjour en Italie.

C'est alors qu'il puise chez Michel-Ange l'inspiration nécessaire à sa consécration artistique. Il réalise en effet le Radeau de la Méduse, son oeuvre majeure. La souffrance et l'agonie font partie de ses thèmes de prédilection. D'un réalisme dérangeant, la toile n'est pas appréciée de tous mais suscite tout de même l'admiration des Londoniens. Il consacre finalement le reste de sa carrière à représenter des chevaux (la Course d'Epsom, 1821), puis des portraits de fous (l'Aliéné, 1822).

Théodore Géricault, cimetière du Père Lachaise

La tombe est surmontée d'une statue de bronze ainsi qu’un bas-relief représentant Le Radeau de La Méduse, tous deux signés Antoine Etex.

Géricault est représenté tel qu’il était à la fin de sa vie : paralysé suite à une chute de cheval, il peignait couché. Le peintre est représenté sur son lit de mort ; au moment d’expirer, il se relève, prend sa palette, et retombe avant que son pinceau ait pu même tracer sa dernière pensée.

Antoine Etex, né à Paris le 20 mars 1808 et mort à Chaville (Hauts-de-Seine) le 14 juillet 1888, est un artiste-peintre et sculpteur français. Tout en travaillant, il entre à l'Ecole des beaux-arts de Paris dans l'atelier de Bosio en 1823, puis dans celui de Charles Dupaty. Remarqué par James Pradier, Etex devient son assistant pour achever une sculpture du palais Brongniart à Paris. Elève de Pradier, Etex intègre l'atelier du peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres à la demande de ce dernier, qui lui conseille de mener qu'une carrière de peintre. Antoine Etex mène une carrière de peintre et de sculpteur de front toute sa vie. Antoine Etex tente sans succès d'obtenir le premier grand prix de Rome en sculpture, et finalement remporte le second grand prix en 1832. Le ministre François Guizot lui obtient une bourse de 1500 francs sur deux ans. Par cette faveur ministérielle, il peut enfin partir pour villa Médicis à Rome, il visite l'Algérie et l'Espagne et réalise à cette occasion de nombreux croquis, dessins aquarelles et peintures.

Théodore Géricault, cimetière du Père Lachaise
Théodore Géricault, cimetière du Père Lachaise
Théodore Géricault, cimetière du Père Lachaise

Les trois bas-reliefs sur le socle du monument

Le Radeau de la méduse

chef d'oeuvre de Théodore Géricault,

est le fruit d'une véritable enquête du maître sur un fait divers macabre : le naufrage d'un bateau nommé La Méduse en 1817 et la lutte pour la survie des rescapés, contraints de manger les morts pour ne pas périr.

C'était le 2 juillet 1816, il y a 200 ans. La frégate La Méduse, menée par un commandant inexpérimenté s'échoue sur le banc d'Arguin, au large de la Mauritanie, à deux jours de mer de la côte. Faute de canots en nombre suffisant, seuls les nobles embarquent. Pour les 150 malchanceux restants, il faudra se contenter d'un radeau, construit à la hâte lors de l'échouage pour tenter de délester le bateau avant qu'il ne se couche.

Quinze survivants sortent du canot, deux d'entre eux racontent le drame à la presse.

Géricault prend connaissance de ce récit et décide de rencontrer les deux rescapés qui témoignent de ces cas d'anthropophagie. Ces miraculés sont représentés fidèlement au centre de la composition.

"Ils n'avaient quasiment rien à manger, dès les premières nuits ils s'entretuent et dans les 48 heures qui suivent ils s'entredévorent", relate Jacques-Olivier Boudon, auteur du livre "Les Naufragés de la Méduse"

Théodore Géricault, cimetière du Père Lachaise

Cuirassier blessé quittant le feu

 Un officier d'un régiment des cuirassiers à cheval, debout s'appuyant avec son sabre, et tenant par la bride un cheval dont la robe est pommelée.

Le militaire est vu avec sa monture en train de descendre une pente dont on voit sous ses pieds un rocher au premier plan, il regarde en arrière. A l'arrière-plan d'un paysage esquissé, le ciel sombre et orageux est traversé de nuages gris et noirs.

Théodore Géricault, cimetière du Père Lachaise

Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant

L'oeuvre représente un officier du régiment de chasseurs à cheval de la Garde impériale sur un cheval cabré. Le cheval est représenté en grande taille sur une ligne oblique et de biais, en perspective. Les torsions du cavalier et du cheval donnent un effet de mouvement.

Le tableau se distingue du néoclassicisme, c'est une des premières manifestations du romantisme dans la peinture française.

Théodore Géricault, cimetière du Père Lachaise

  Pour Antoine Etex, Géricault est l'unique artiste depuis Phidias et l'Antiquité grecque à avoir su dessiner les chevaux, jusqu'à proposer une étrange psycho-physionomie de l'artiste.

Il affirme dans sa sixième leçon de son Cours de dessin : " Deux hommes ont peint le cheval, Gros y a largement touché : mais un seul l'a bien rendu, dans ses mouvements, dans sa fougueuse vie, dans ses mouvements, c'est Géricault (...) Géricault, c'est le cheval incarné.(...), il semble que l'âme d'un cheval soit venue se loger dans le corps d'un homme. Tous ses chevaux sont si vivants dans sa peinture, et de vraies races chevalines ! Il y a une chose singulière; j'ai sculpté Géricault, j'ai étudié son type; si on regarde sa tête, son masque moulé sur nature après sa mort, on trouve qu'il y a quelque chose qui se rapproche un peu de l'anatomie de la tête du cheval : il n'a pas le nez, les pommettes d'un homme ordinaire. "

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Published by acbx41 - dans Père Lachaise
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