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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 06:55

 

Le musée national de la Marine de Paris

est à la fois musée d’art et d’histoire, de sciences et de techniques, d’aventures humaines et de traditions populaires, un centre de culture maritime ouvert au plus large public. Il a vocation d’être la vitrine et le conservatoire patrimonial de toutes les marines. ​Le musée national de la Marine est installé à Paris dans l'aile Passy du Palais de Chaillot.

La Muiron

est la frégate que Napoléon empruntera le , pour rentrer en France, après la Campagne d'Egypte, abandonnant au général Kléber une armée diminuée et malade.

Elle fut nommée ainsi en hommage au sacrifice du colonel Jean-Baptiste Muiron (*), qui se jeta devant Bonaparte, le couvrant de son corps pour le protéger, lors de la bataille du Pont d'Arcole.

(*) Jean-Baptiste Muiron, né le 10 janvier 1774 et mort le 15 novembre 1796 à Arcole, est un militaire français, et l'un des aides de camp du général Napoléon Bonaparte.

La Muiron, frégate de 44 canons

 

La Muiron, frégate de 44 canons

La Muiron,

frégate de 44 canons,

est mise en chantier à Venise à partir de 1789 sous les ordres de Andrea Chiribini et de Andrea Calvin. Elle est en construction lorsque Napoléon prend Arsenal de Venise, le . Elle est achevée en 1797 par Pierre-Alexandre Forfait, envoyé sur place à la demande de Napoléon pour diriger l'arsenal.

Napoléon, qui avait besoin de bâtiments prit alors possession de ce navire, et le fait armer.

En mai 1798, il prend la mer pour la première fois dans l'escadre qui transporte le corps expéditionnaire, en Egypte.

En 1799, Bonaparte doit abandonner en Egypte une armée malade et à bout de force. La Muiron fait partie d'un convoi de deux frégates (*), la Muiron et la Carrère,et deux chébecs (**). Le 23 août, il monte à son bord, à Alexandrie, pour rentrer en France. Après avoir réussi à éviter la redoutable flotte anglaise, organisée par l'amiral Nelson, qui l'attendait en Méditerranée, le navire, sous le commandement du commandant Honoré Ganteaume, parvint à rejoindre la rade de Fréjus. En 1801, elle participe à la bataille d'Algésiras.

Dans une lettre au Ministre de la Marine, Napoléon écrit :

Je désire que la Muiron sur laquelle je suis revenu d'Egypte, soit gardée comme un monument et placée de manière à ce qu'elle se conserve, s'il est possible, plusieurs centaines d'années...

On ancre alors la Muiron dans le port de Toulon, et l'on ajoute, en lettres d'or, sur la coque : 

 La Muiron, prise en 1797 dans l'Arsenal de Venise par le conquérant de l'Italie. Elle ramena d'Egypte en 1799 le sauveur de la France.

Le souhait de Napoléon ne sera pas respecté à sa chute et la Muiron est disposée en ponton amiral à Toulon en 1807 et elle est dépecée en 1850.

(*)  Les frégates

sont apparues au XVIe siècle, pendant l’âge d’or des galions. C’étaient alors de petits navires de guerre rapides, à un pont découvert et légèrement armés (une évolution de la simple barque à rames et voile latine munie d’une ou deux pièces d’artillerie).

Entre la seconde moitié du XVIIe et le XIXe siècle, les frégates évoluèrent en navires de guerre de taille moyenne avec un pont d’artillerie portant des pièces de calibre moyen, elles furent équipées de deux batteries supplémentaires de petit calibre, avec un total de 40 pièces.

Les frégates anciennes étaient classées d'abord, selon le calibre des canons de la première batterie, exprimé par la masse du boulet en livres. Soit du XVIIe siècle jusqu'au milieu du XVIIIe siècle :

  • frégate-vaisseau de 8 ou de 12 sur la seconde batterie, la première batterie ne comportant que quelques canons de 18 ou 24 livres vers 1640 à 1756 ;
  • frégate légère de 6 comptant environ 150 hommes vers 1659 à 1744 ;
  • frégate de 8 comptant environ 200 hommes vers 1740 à 1744.

Puis du milieu du XVIIIe siècle jusqu'au début du XIXe siècle :

  • frégate de 12, portant 32 canons, comptant environ 250 hommes, vers 1748 à 1798 ;
  • frégate de 18, portant 40 à 44 canons, comptant environ 315 hommes, vers 1781 (Guerre d'indépendance des Etats-Unis) à 1813 ;
  • frégate de 24, portant 50 canons, comptant environ 430 hommes, vers 1772 à 1843.

(**) Le chébec ou chebek

est un petit bateau méditerranéen.

D'origine hispano-arabe, il sert pour le commerce ou la guerre.

Très fin, il navigue à la voile et à l'aviron.

Il peut porter des canons sur ses flancs, contrairement aux galères et il est gréé en trois-mâts avec des voiles latines.

Il est intensément utilisé aux XVIIe et XVIIIe siècles avant de disparaître progressivement au XIXe siècle.

Un chébec d’une quarantaine de mètres peut porter une vingtaine de canons servis par 280 hommes d’équipages, ce qui fait du navire une solide unité de guerre et lui permet d’attaquer à l’abordage, action encore possible en Méditerranée au XVIIIe siècle.

Le chébec, avec ses voiles latines

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commentaires

Josiane 14/06/2017 10:10

Son souhait n'a pas été respecté........