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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 06:55

 

Le musée national de la Marine de Paris

est à la fois musée d’art et d’histoire, de sciences et de techniques, d’aventures humaines et de traditions populaires, un centre de culture maritime ouvert au plus large public. Il a vocation d’être la vitrine et le conservatoire patrimonial de toutes les marines. ​Le musée national de la Marine est installé à Paris dans l'aile Passy du Palais de Chaillot.

Frégate cuirassé "Gloire"

La Gloire

est le premier bâtiment de guerre cuirassé de haute mer construit en occident.

Construite sur les plans de l’ingénieur Dupuy de Lôme (*) activement soutenu par Napoléon III, elle a été lancée en 1859 pour la marine française, juste après la guerre de Crimée, où le besoin s’était fait sentir d’améliorer la protection des bâtiments.

Sa taille n'en fait pas encore un cuirassé, mais, selon l’appellation du temps, une " frégate cuirassée ".

Elle surprend néanmoins tous les observateurs et relance la course à l’armement naval entre la France et le Royaume-Uni, ouvrant ainsi la porte à la mise en chantier des grands cuirassés.

Frégate cuirassé "Gloire"

 Dupuy de Lôme veut pour

la Gloire 

les moindres dimensions qu’il fût possible d’adopter, à savoir une coque en bois longue de 77,89 m, large de 17 m, propulsée par une hélice mue par une machine à vapeur de 900 ch. C’est, en gros, le gabarit d’une frégate de la classe Algésiras.

L’innovation réside surtout dans le blindage en fer forgé de 12 cm d’épaisseur couvrant les hauts et descendant à 2 m en dessous de la ligne de flottaison. Pour compenser les 820 tonnes de la cuirasse, Dupuy de Lôme supprime une batterie et limite l’artillerie à 36 canons de 30 rayés (remaniée en 1866). Simple auxiliaire, le gréement est réduit aux dimensions de celui d’une goélette.

Frégate cuirassé "Gloire"

 Mise en chantier à Toulon en mai 1858 sur les cales de l’arsenal du Mourillon,

la Gloire

est armée vingt-trois mois plus tard.

Aux essais, en 1860, elle donne entière satisfaction, en affichant une vitesse de 13,5 nœuds comparable à celle des paquebots. Elle n’est cependant pas sans défaut, puisqu’elle embarque beaucoup d’eau par grosse mer, obligeant à fermer les sabords de son unique batterie.

Il n’en reste pas moins qu’elle surclasse tous les vaisseaux existants de l’époque. Elle constitue une indéniable percée technologique et maintient la marine française en tête du progrès technique.

 

Equipage570 hommes
Longueur77,8 mètres
Maître-bau17 m
Tirant d'eau8,4 m
Déplacement5 630 tonnes
Propulsion1 100 m² de voilure
1 machine à vapeur horizontale à deux cylindres
1 hélice à six pales, 8 chaudières ovales
Puissance2 500 ch
Vitesse13 nœuds
Blindage120 mm de plaques en fer forgé
Armement36 canons chargés par la bouche de 160 mm modèle (1858/60).
Après 1866 :
8 canons à chargement par la culasse de 239 mm à chargement par la culasse modèle 1864
6 canons de 193 mm de même type modèle 1866

(*) Stanislas-Charles-Henri-Laurent Dupuy de Lôme

né au château de Soye à Plœmeur, près de Lorient, Morbihan le et mort à Paris le , est un ingénieur militaire du génie maritime et homme politique français.

 

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