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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 06:57

 

Le musée national de la Marine de Paris

est à la fois musée d’art et d’histoire, de sciences et de techniques, d’aventures humaines et de traditions populaires, un centre de culture maritime ouvert au plus large public. Il a vocation d’être la vitrine et le conservatoire patrimonial de toutes les marines. ​Le musée national de la Marine est installé à Paris dans l'aile Passy du Palais de Chaillot.

Sous-marin de croisière "Surcouf"

Le croiseur sous-marin Surcouf

est le fruit de projets de sous-marins d'escadre longuement étudiés depuis la fin de la première guerre mondiale. Les plans sont établis par le Service Technique des Constructions et Armes Navales (STCAN) et signés par le Chef du Bureau Sous-Marins Léon Roquebert.
Le projet Q 5 est adopté le 17 juillet 1926 par le conseil supérieur de la Marine, en présence de Georges Leygues, ministre de la Marine. Il en ordonne la construction à Cherbourg le 31 décembre 1926.

Construit à Cherbourg, en cale IV, le Surcouf est lancé le 18 octobre 1929. Presque aussitôt son existence est menacée par la conférence de désarmement naval de Londres en janvier 1930. Mais la fermeté du ministre de la Marine parvient à le sauver. Il entre en service en mai 1934.

C'est le plus grand sous-marin de son époque. Il est doté d'une impressionnante tourelle d'artillerie de 185 tonnes, étanche, où sont installés deux canons de 203 mm. Trois minutes après l'ordre chassez-partout, les pièces peuvent tirer des obus de 120 kilos à 27 500 mètres. De plus, un hydravion bi-places est logé dans un cylindre étanche, sur la coque, et permet d'élargir le champ d'exploration et d'assurer la direction de tir de l'artillerie.

 

 

Sous-marin de croisière "Surcouf"

A la déclaration de guerre il escorte les convois d'Halifax et des Antilles. En carénage à Brest lors de l'invasion allemande, il rejoint Plymouth sur ses seuls moteurs électriques. Réarmé par les Forces Navales Françaises Libres (FNFL), il reprend alors les escortes sur l'Atlantique.

Après 3 mois de carénage à Killery aux États Unis, il participe en décembre 1941 au ralliement de Saint Pierre et Miquelon à la France Libre. Lorsque le Japon entre en guerre, il reçoit l'ordre de rejoindre Sydney via Tahiti.

L'histoire du sous-marin Surcouf se termine tragiquement, dans la nuit du 18 février 1942, à 75 milles du canal de Panama, dans le golfe du Mexique. Le cargo américain Thomson Lykes l'aborde et le coule (version officiellement admise). Il n'y a pas de survivants parmi les 130 membres d'équipage. Son commandant était le capitaine de frégate Louis Blaison. La coque gît depuis, par 3000 mètres de fond au Nord-Est de Colon, par 10°40'N/79 32'W.

Référence

Sous-marin de croisière "Surcouf"
Sous-marin de croisière "Surcouf"
Sous-marin de croisière "Surcouf"
Sous-marin de croisière "Surcouf"
Sous-marin de croisière "Surcouf"

 

Dimensions :Déplacement :
Longueur x largeur x tirant d'eau max : 110 x 9 x 7,18 mètres ; Déplacement : 3 303 t (en surface), 4 318 t (en plongée)
Energie / Propulsion
Propulsion : 2 moteurs diesel Sulzer (3 800 Cv) ; 2 moteurs électriques (1700 Cv) ; 2 hélices
Puissance : 7 600 Cv (en surface), 3 400 Cv (en plongée) 
Vitesse Rayon d'action
Vitesse : 18 nds (en surface), 10 nds (en plongée)12 000 milles à 10 nds (90 jours d'autonomie)
Armement
2 tourelles de 203 mm4 tubes lance-torpilles de 550 mm
2 canons AA de 37 mm4 mitrailleuses AA de 13 mm
EquipageAviation
7 officiers + 109 hommes 1 hydravion d'observation Besson MB 411
Concernant l'embarquement d'un hydravion, une trentaine de minutes était nécessaire pour préparer l'aéronef, il fallait d'abord ouvrir la porte à verrouillage hydraulique. Puis, monté sur un chariot de manutention équipé d'une grue, l'hydravion était sorti sur le pont. On montait ensuite les ailes, puis l'hélice. Il fallait encore boullonner le flotteur et faire le plein d'essence. Ultime contrainte : seule une mer inférieure à force 2 permettait le décollage...
Observation
Symbole de coque 17P

La tourelle double du sous-marin Surcouf (photo DR)

Les tourelles du Surcouf
La tourelle d’artillerie contient deux canons de 203 mm. Cette tourelle pesant 200 tonnes est plus spacieuse que celles des croiseurs lourds de 10 000 tonnes. Elle est étanche durant la plongée. Sa capacité est de 3 salves à la minute et de 150 coups par pièce. Derrière elle, une seconde petite tourelle de 10 tonnes contient le télépointeur. Durant la plongée, les deux tourelles reposent sur des joints de caoutchouc assurant l’étanchéité. Le sous-marin revenu en surface, des vérins hydrauliques soulèvent les tourelles d’une hauteur de 20 mm, leur permettant ainsi d’entrer en rotation. La cadence de tir est de 3 à 4 coups par minute.
Le manque de hauteur relatif sur l'eau limite l'efficacité du tir à 12 000 mètres qui peut être porté à 16 000 mètres en utilisant le périscope comme moyen de visée. Au delà l'utilisation de l'hydravion s'impose (jusqu'à 26 000 mètres). A l'origine un mât télescopique hydraulique de vigie de 15 mètres au dessus de la surface permet à un veilleur d'observer l'efficacité du tir. Les mouvements de roulis du navire conduisent à supprimer cette installation dès 1934.

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