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Square des Poètes

Paris 16e

Plaque positionnée au sol en bordure d'une allée du square

  

Auteuil 6758 

 

Est-ce que ce square est compris dans le projet d'extension proposée par la mairie de Paris à la Fédération Française de Tennis pour l'agrandissement du stade de Roland Garros ?

 

 

François Carcopino-Tusoli,

dit Francis Carco,

 né le 3 juillet 1886 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) et mort le 26 mai 1958 à Paris,

est un écrivain, poète, journaliste et auteur de chansons français d'origine corse, . Il était connu aussi sous le pseudonyme de Jean d'Aiguières.

 Il définit lui-même son œuvre comme « un romantisme plaintif où l’exotisme se mêle au merveilleux avec une nuance d’humour et désenchantement ». Dans ses livres transparaît l'aspiration à un ailleurs : « Des rues obscures, des bars, des ports retentissant des appels des sirènes, des navires en partance et des feux dans la nuit ». L'enfant battu par son père corse consacra sa vie aux minorités et en fit souvent le sujet de ses romans : Canaques,  témoins de ses premières années à Nouméa, prostitués, mauvais garçons. 

Francis Carco a écrit des chansons, dont Le doux caboulot, mis en musique par Jacques Larmanjat, chanté par Marie Dubas  en 1931 et Suzy Solidor en 1935, L'orgue des amoureux, musique de Varel & Bailly, chanté par Edith Piaf  en 1949, ou encore Chanson tendre, musique de J. Larmanjat, chanté par Fréhel, en 1935. Carco chanta lui-même cette dernière chanson au Lapin Agile, cabaret à Montmartre, en 1952.

  

Auteuil-6660.JPG

 

 

 Extrait de Mortefontaine (1946) 

(Mortefontaine, en Valois, est la patrie de Nerval  qui inspira Carco à plusieurs reprises)

  Je me souviens de la bohème,
De mes amours de ce temps-là
!
Ô mes amours, j’ai trop de peine
Quand refleurissent les lilas…
Qu’est-ce que c’est que cette antienne
?
Qu’est-ce que c’est que cet air-là
?
Ô mes amours, j’ai trop de peine…
Le temps n’est plus de la bohème.
Au diable soient tous les lilas
!
Il pleut dans le petit jour blême.
Il pleut, nous n’irons plus au bois.
Toutes les amours sont les mêmes,
Les morts ne ressuscitent pas.
Un vieil orgue, comme autrefois,
Moud, essoufflé « La Marjolaine ».
Ô mes amours de ce temps-là,
Jamais les mortes ne reviennent.
Elles dorment sous les lilas
Où les oiseaux chantent ma peine,
Sous les lilas qu’on a mis là…
Les jours s’en vont et les semaines
:
Ô mes amours, priez pour moi…

 

Citations de Francis Carco

 «Hélas ! La grande tristesse actuelle est que les choses n’ont plus le temps de vieillir.»
 Rendez-vous avec moi-même.

 

«Ecrire des vers à vingt ans, c'est avoir vingt ans. En écrire à quarante, c'est être poète.»
 

«Tout art s'adresse aux sens, d'abord, plus qu'à l'esprit.»
 L'ami des peintres

 
«L’oeuvre est plus que la formule.»


«Les morts ne dorment point tous étendus sous terre. Certains, qu'on n'a pas inhumés, Reviennent fréquemment, la nuit, en grand mystère, Hanter les lieux qu'ils ont aimés.»
 Mortefontaine


«Le coeur n'a jamais de rides. Il n'a que des cicatrices.»

 

Tag(s) : #Serres d'Auteuil

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