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Soissons

  est une commune, située dans le département de l'Aisne, région Picardie, surnommée la cité du Vase.

Soissons doit son nom aux Suessions (en latin Suessiones), peuple belgo-gaulois mentionné par César dans la La Guerre des Gaules, comme formant avec les Rèmes (peuple ayant pour capitale Reims) un même Etat (même gouvernement dans la paix et dans la guerre). Le roi des Suessions était dans la guerre le chef de la coalition des Belges, c'est-à-dire de l'ensemble des cités de la partie de la Gaule située au nord de la Seine.

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 D’azur, à une fleur de lis d’argent,  avec pour devise : Fidelis aduror amore. (Fidèle, je brûle d’amour)

 

La cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais

est une cathédrale catholique romaine de style gothique classique.  

La construction de l'actuelle cathédrale de Soissons, la troisième dans l'histoire, commença en 1176. Après une courte interruption, les travaux reprennent en 1194, avec l'arrivée de reliques de Constantinople. En 1212, le choeur et la croisée sont achevés. On décide alors de transformer le transept primitif. Finalement, seul le croisillon nord sera modifié au début du XIVe siècle. La nef est terminée vers 1240.  Parallèment à la construction de la nef, on élève la façade, sur le modèle des plans prévus pour Reims. Mais les travaux pâtissent de difficultés liées à la guerre de Cent Ans. En 1414, la tour sud est déjà élevée jusqu'à la coupole, et on s'apprête à bâtir une tour au nord, lorsque la ville (alors aux mains des Bourguignons) est pillée par les troupes de Charles VII. Cette tour ne voit finalement jamais le jour et la cathédrale est enfin consacrée en 1479 .  

La cathédrale souffre par la suite du passage des Huguenots en 1567 (destruction de sculptures)
 La façade subit une restauration quelque peu maladroite au XVIIIe siècle. La Révolution la reconvertit par la suite en dépôt. L'explosion d'une poudrière en 1815 détruit une grande partie des vitraux (il reste dans le choeur des vitraux du XVè siècle).

 A peine restaurée, la cathédrale servit de cible durant les combats de la Première Guerre mondiale. Au sortir des hostilités, la tour avait subi de sévères dommages ; il en allait de même d'une partie de la nef. Une longue restauration suivit, menée par l'architecte Emile Brunet (sculpteur québécois, Montréal 1893 - 1977) et qui se termina en 1937

 

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Gargouilles

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 Le jardin du haricot

jouxtant le coté sud de la cathédrale

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 Le Haricot de Soissons, ou encore Gros Jacquot blanc est un produit de la gastronomie picarde, rare, cultivé dans le département de l’Aisne.
Il fait partie de la famille des légumineuses. Il s’agit du plus gros haricot d’origine française.

L’histoire du Haricot de Soissons est marquée par trois légendes

- La première, et la plus connue, est datée du XIXe siècle, période de la guerre de cent ans. A cette époque une épidémie de peste ravage la région. Pour échapper à la maladie, les habitants de Soissons s’enfuirent avec leur récolte et perdent dans leur précipitation de nombreuses graines. A leur retour les soissonnais ont la surprise de découvrir un champ couvert de fèves, ce qui permet de nourrir la population et la sauve de la famine

- La deuxième légende, datée du XVIIIe siècle, fait allusion à un jardinier et un diplomate. Le jardinier de l’abbaye St Léger de Soissons, prénommé Jacquot, se lia d’amitié avec un diplomate espagnol. Quand celui-ci quitta la ville, il offrit au jardinier des haricots à peau fine, encore plus gros et plus goûteux que ceux cultivés jusqu’alors. Ce nouvel Haricot de Soissons fut nommé Jacquot.

- La troisième et dernière légende liée au Haricot de Soissons remonte au XIXe siècle. Le guetteur municipal de la cathédrale, surnommé Le Paon, avait pour mission chaque jour, de surveiller la ville et les incendies du haut de la tour de la cathédrale. Ayant beaucoup de temps libre, et las de l’aridité de sa plate-forme de pierre, il décida de cultiver des haricots afin de l’égayer.
Les haricots furent semés dans des caisses le long des garde-fous, entraînant les plantations à s’accrocher à la rampe et couronnant la tour d’une verdure étonnante. "C'est du vrai Soissons " disait-il à ses visiteurs en ajoutant : "Dieu créa la fleur et lui dit : sois rose ! Il créa le haricot et lui dit : Sois Son et vas en paix ! ".

Cette dernière légende est effacée par des écrits sérieux plus anciens, car les Haricots de Soissons étaient déjà très appréciés par les parisiens au XVIIIe siècle !

Aujourd’hui, la véritable spécialité de Soissons se fait rare, et est vendue fort cher. Il n’est pas rare, de ce fait, de voir se vendre partout en France, des haricots d’importation qui usurpent le nom de Soissons.

 

Tag(s) : #Balades en France
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